Éditorial: Quelque part rien ne change (?)

Patrice Allard, Rédacteur en Chef de Informations et Commentaires.

 

149Demi-succès ou presque échecs, les grandes réunions internationales de l’année, qu’il s’agisse du G 20, réuni à deux reprises en avril à Londres et à Pittsburg en septembre, ou du sommet mondial sur les changements climatiques, convoqué dans le cadre de l’Organisation des Nations Unis (ONU) en décembre à Copenhague, n’ont guère apporté de réponses convaincantes aux grands défis de notre époque. En cela 2009 ressemblera fortement aux années précédentes, une année d’occasion perdues.

Depuis les années 1990, la communauté internationale semblait mobilisée et soucieuse de venir à bout de ces défis. De grands « chantiers » furent ouverts. Il s’est agi :

– du Millenium 2000 prenant pour objectif la réduction significative de la pauvreté dans le monde ;

– de la réforme des institutions internationales, de l’ONU comme des institutions financières internationales avec au premier chef le Fonds monétaire international (FMI) ;

– de la lutte contre le réchauffement du climat et des périls environnementaux ;

– de la régulation des marchés d’un capitalisme mondialisé et débridé dont la crise actuelle, financière et économique montre la fragilité.

Dans chacun de ces cas, le manque de résultat est criant.

Nous savons de ce qu’il en est des objectifs du Millenium. Ébranlés par les chocs successifs qu’ils ont subi (crise alimentaire, puis énergétique et enfin financière et économique), les pays des Périphéries les plus concernés n’auront pas la possibilité d’atteindre les objectifs fixés à la date prévue, c’est-à-dire 2015[1].

Longtemps évoquées, les réformes des institutions internationales semblent bloquées. En ce qui concerne l’ONU, l’élargissement du Conseil de sécurité est depuis longtemps une pomme de discorde. Pour le FMI et la Banque mondiale (BM), ce sont les questions des modalités de prise des décisions (droits de vote) et de la refonte de l’architecture monétaire et financière internationale (rôles du dollar) qui achoppent. Ces blocages ne doivent pas occulter les difficiles rapports mutuels entre ces institutions : lorsque des engagements conclus dans le cadre de l’ONU contrarient d’autres engagements conclus dans un autre cadre (celui de l’Organisation mondiale du commerce, par exemple), laquelle de ces deux sources de droit international doit-elle avoir la préséance ?

Le bilan décevant du sommet de Copenhague (limitation à +2° C du réchauffement climatique admissible d’ici à 2050, aucun engagement contraignant si ce n’est la communication bisannuelle des actions entreprises pour réduire les émissions de gaz à effet de serre) nous est suffisamment proche pour que nous n’ayons pas oublié l’écart considérable qui s’est creusé entre les ambitions de ce sommet et son piètre résultat.

L’élaboration d’une nouvelle régulation des marchés, principalement des marchés financiers, est une des principales missions confiées au G 20. La constitution de ce G 20, avec la très relative mise à l’écart du G 8, l’esprit nouveau de coopération qui s’est établi entre les membres ont été salués comme l’émergence d’une force politique nouvelle. Ce groupe s’est montré capable de lancer une politique de relance économique concertée à la dimension des vingt pays les plus riches de la terre. Pourtant en termes de régulation, le bilan reste mince. Si les sujets sur lesquels il était facile de dégager un consensus ont pu être abordés (limitation des primes versées aux “traders”, remise en cause des paradis fiscaux, mise en chantier d’une révision des règles prudentielles appliquées aux marchés financiers), d’autres questions, plus sensibles, ont été évitées (rôles du dollar dans le système monétaire et financier international, réévaluation du yuan chinois). La mise à l’écart de ces questions n’en signifie pas moins que le refus d’aborder celle des grands déséquilibres mondiaux qui pourtant demeurent la toile de fond sur laquelle s’inscrivent les dérèglements actuels.

Comment peut-on expliquer cette absence de volonté des pouvoirs politiques, surtout de ceux qui dirigent les nations aujourd’hui les plus riches et les plus puissantes ?

Les réunions du G 20, le sommet de Copenhague, de manière frappante, montrent l’impossibilité actuelle d’aller au-delà de mesures consensuelles dont la porté s’avère de plus en plus réduite. Nombre de dirigeants refusent de s’engager dans des négociations dont pourraient résulter de nouvelles contraintes[2]. Cette crispation peut avoir plusieurs origines. L’ampleur des concessions et engagements souscrits par les uns et les autres, au cours des trente dernières années, particulièrement dans le cadre de l’OMC, peut avoir épuisé les concessions potentielles qu’ils pouvaient accepter. La crise actuelle encourage les pouvoirs publics à refuser toute contrainte supplémentaire qui pourrait affecter les acteurs du secteur privé ou des dépenses publiques supplémentaires. Enfin les modalités de prise de décision au cours de ces réunions, conjuguées à l’exigence de résultats fondée sur les engagements de ces pouvoirs politiques devant leurs citoyens peuvent également expliquer cette paralysie. Ces explications pourtant ne suffisent pas pour nous convaincre.

Impuissance des politiques ou impuissance de la doctrine libérale dominante ?

Ces pouvoirs politiques ont des conseillers et ces conseillers partagent, pour le plus grand nombre des analyses économiques et sociales orthodoxes. Ces analyses, la doctrine libérale, bien que mises à mal par la crise, survivent. Pourtant les fondements même de cette doctrine (croyance dans les bienfaits des libres marchés, effacement de l’État  au profit des décideurs privés) ont connu des démentis cinglants. N’a-t-on pas vu l’État américain sous le mandat républicain du Président Bush jr. nationaliser des banques ? Le retour en grâce des idées keynésiennes et l’ampleur des plans de relance de l’activité économique mis en œuvre par les pays développés et émergents ne constituent-ils pas une condamnation de la doctrine libérale ? Pourtant aujourd’hui cette condamnation reste bien timorée et ne signifie aucunement l’acceptation de doctrines non libérales (hétérodoxes). Si l’intervention de l’État, pour sauver le système bancaire puis pour stimuler de manière massive et concertée l’activité économique, a été admise, c’est sans doute parce que les États restaient les seuls acteurs encore capables d’agir[3]. La crise, en dépit de sa gravité, reste perçue comme un accident, comme un dérèglement passager, dont il faudra d’une part corriger les effets négatifs (par des politiques de relance) et d’autre part empêcher le renouvèlement (par l’élaboration de règles prudentielles nouvelles). L’accident ayant cessé d’affecter l’activité économique, ses dégâts ayant été plus ou moins réparés, tout pourra reprendre comme avant. Mais cette crise n’est-elle qu’un accident de parcours ?

L’origine factuelle de cette crise ne fait pas débat : l’éclatement d’une bulle spéculative aux conséquences dévastatrices. Cela n’est pas nouveau ; il en allait de même dans la seconde moitié du XIX° siècle et ce scénario reste bien proche de celui de la crise de 1929. La question se pose alors de comprendre pourquoi des capitaux si nombreux ont pu être engagés dans des opérations spéculatives de plus en plus risquées, avec la bénédiction des agences de notation et des institutions financières et bancaires, prêtes à les multiplier par l’octroi de crédits de plus en plus imprudents. Il ne semble pas que la réponse puisse être trouvée dans le schéma habituel des crises du XIX°. Selon celui-ci, une branche d’activité « en avance »[4] — ce fut souvent le cas des chemins de fer à l’époque — attire de nombreux capitaux par les perspectives de profit qu’elle laisse espérer, perspectives rendues encore plus séduisantes lorsque la spéculation se développe autour de cette activité. L’euphorie trouve sa fin lorsque la spéculation se dénoue brutalement et provoque une correction brutale de « l’avance » de la branche autrefois favorisée. Un tel schéma, qui paraît s’être produit à nouveau, au début des années 2000, à l’occasion du krach des nouvelles technologies de l’information et de la communication, ne correspond en rien à celui des années 2007-08. Il faut donc alors admettre que si de nombreux capitaux se sont tournés vers des placements spéculatifs, c’est qu’il était devenu de plus en plus difficile de les employer productivement dans les normes de rentabilité du moment (un return on equity de 15 %).

Si nous suivons cette démarche, la question posée : « pourquoi les opportunités d’investis-sements productifs rentables se sont-elles taries ? », impose de prendre la crise actuelle non comme un accident mais comme l’aboutissement des faits qui se sont produits durant la période précédente. L’essor de la sphère financière, à travers les innovations de l’ingénierie financière, la transformation de l’épargne retraite en épargne financiarisée, la place prise par les marchés financiers dans le financement des investissements ont pu augmenter les normes de rendement des capitaux. Cependant il convient de ne pas oublier que, du côté de la sphère productive, l’impossibilité d’améliorer ces rendements a tenu à une demande trop faiblement croissante, juste stimulée par la croissance rapide de quelques pays émergents, situation paradoxale lorsque nous constatons l’ampleur des besoins non satisfaits sur notre planète. Comment la mondialisation, jugée heureuse dans bon nombre de discours a-t-elle pu déboucher sur ce constat ? Sans doute parce que les profonds déséquilibres qui en résultent sont trop souvent ignorés.

Le premier d’entre eux concerne le partage du monde entre les nations qui ont bénéficié largement de cette mondialisation et celles qui l’ont subi, au gré de leurs opportunités de développement, ou de l’épuisement de celles-ci. Même si l’indicateur PIB / habitant est discutable, le tableau ci-dessous ne trompe pas : l’écart entre pays riches et pays pauvres s’est accru, de même que l’écart entre ces pays pauvres et les quelques pays émergents ne cesse de se creuser.

Écarts des taux de croissance du PIB/hab.

Taux de croissance moyen annuel du PIB/habitant (en %)
1975/

2004

1990/

2004

Pays de l’OCDE 2,0 1,8
Pays de l’OCDE à revenu élevé 2,2 1,9
Asie de l’Est et Pacifique 6,1 5,8
dont Chine 8,4 8,9
Asie du Sud 2,5 3,3
dont Inde 3,4 4,0
Amérique latine et Caraïbe 0,6 1,1
Afrique subsaharienne -0,6 0,3
Pays à faible développement humain -0,7 0,2

Source : Programme des Nations Unies pour le développement, Rapport sur le développement humain 2006.

Des inégalités profondes existaient bien avant que l’on ne puisse parler de mondialisation. Celle-ci ne peut donc être considérée comme une cause. Par contre au niveau de ses effets, si elle a constitué un des éléments décisifs des progrès spectaculaires enregistrés par les pays émergents, elle a aussi conduit à une quasi-absence de développement, pendant trente ans, pour les habitants de l’Amérique latine et de l’Afrique subsaharienne (20 % de l’humanité, 1 237 millions d’humains en 2004). Les besoins les plus urgents sont là mais ces 1,2 milliard d‘hommes ne sont pas pour autant devenus des clients pour les activités productives mondialisées. La stagnation de leur revenu ou sa diminution ne le permettait pas.

Le second déséquilibre majeur concerne les balances courantes (balance extérieure des biens, services et revenus). Il s’agit de l’augmentation continue des excédents ou des déficits enregistrés dans ces balances depuis le début des années 1990.

Le tableau ci-dessous en donne quelques exemples.

Déséquilibres des balances courantes

Dernière année au cours de laquelle fut constaté un équilibre de la balance courante Déficits (-) ou excédents (+) en 2006, en milliards de dollars
États-Unis 1991 -811
Japon +172
Chine 1994 +250
Amérique latine 2002 +46

Source : CEPII.

Le point le plus important de ces déséquilibres est bien évidemment l’ampleur du déficit extérieur américain et son creusement continu tout au long de la période. Si la dimension monétaire et financière de cette question est souvent mise sur le devant de la scène, les excédents d’autres pays sont oubliés. Lorsque le Japon ou la Chine obtiennent un excédent en balance courante de respectivement 172 et 250 milliards de dollars en 2006 (l’excédent chinois atteint 321 milliards de dollars en 2007), cela signifie que chacun d’eux accepte de restreindre ses dépenses de consommation et d’investissement et ainsi d’accroître son épargne d’un montant équivalent à cet excédent. Ces excédents constituent en quelque sorte une épargne “forcée” qui réduit d’autant la demande globale de l’ensemble de ces pays excédentaires. En effet, la non-existence de ce déficit aurait pu être obtenue soit parce que les États-Unis auraient produit eux-mêmes les biens et services correspondant à ce déficit, soit parce que le Japon, la Chine ou d’autres pays excédentaires auraient acheté plus aux États-Unis. Dans le premier cas, il y a tout lieu de penser que cette augmentation de la production américaine, bien qu’elle réduise d’autant la production des pays excédentaires dans un premier temps, aurait induit de nouvelles exportations de ces pays vers les États-Unis, augmentant d’autant la demande globale. Dans le second cas, cette même demande se trouverait accrue du fait de l’accroissement de la production américaine. Ainsi il y a quelques évidences à penser que ces déficits et excédents qui, aujourd’hui sont autant d’argent stérilisé sous la forme de réserves de change ou injecté dans la sphère financière auraient pu constituer une demande additionnelle non négligeable.

Le troisième déséquilibre est l’importante montée des inégalités de revenu constatée depuis les années 1980. Cette montée est bien connue dans les pays centraux, comme le montre le tableau ci-dessous.

Accroissement des inégalités de revenu

Part des Rapport plus riches sur plus pauvres
année 20 % les plus pauvres 20 % les plus riches
États-Unis 1973 4,2 % 43,6 % 10,4
France 2002 9,6 % 36,7 % 3,7
États-Unis 2005 3,4 % 49,7 % 14,6
France 2006 9,0 % 38,6 % 4,3

Sources : INSEE et observatoire des inégalités, cité par la revue Problèmes économiques, n° 2964, 4 février 2009.

Si en 2002 les 20 % les plus riches gagnaient en France 3,7 fois plus que les 20 % les plus pauvres, en 2006, ils gagnent 4,3 fois plus. Ce même constat peut être renouvelé pour les États-Unis (de 10,4 fois plus à 14,6 fois, de 1973 à 2005).

Dans le cas des pays émergents et en développement, les résultats sont moins significatifs, comme le montre le tableau ci-dessous qui donne quelques exemples.

Pays Année Rapport entre la part des 20 % les plus riches sur celle des 20 % les plus pauvres Année Rapport entre la part des 20 % les plus riches et celle des 20 % les plus pauvres
Chine 1998 7,5 2001 10,6
Brésil 1997 24,2 2003 23,9
Inde 1997 5,7 2000 4,9
Mexique 1996 14,2 2002 12,8
Burundi 1992 5,3 1998 9,4
Burkina Faso 1994 10,0 2003 7,3
Côte d’Ivoire 1995 6,2 2002 9,7
Bangladesh 1995-96 4,9 2000 4,6
Vietnam 1998 5,6 2002 6,0

Source : PNUD, Rapport mondial sur le développement humain 2006.

En effet, si les exemples français et américains sont caractéristiques car s’accompagnant d’un relatif abandon des politiques (fiscales) correctives, il est difficile de conclure de la même manière pour des pays où des politiques de redistribution peuvent compenser les effets d’aggravation des inégalités, comme c’est le cas au Bangladesh ou au Burkina Faso. Il ressort pourtant de ce tableau que les pays qui ont connu la progression la plus importante de leurs exportations (qui ont donc adopté un modèle de croissance fondé sur l’insertion dans les échanges mondialisés), comme la Chine ou le Vietnam, sont aussi ceux qui voient les inégalités croître le plus rapidement. Ceci confirmerait les effets de la mondialisation sur la répartition des revenus.

L’illusion d’un essor des “classes moyennes” s’évanouit. Si cette montée des inégalités est favorable à l’épargne pour les ménages les plus favorisés, elle se traduit également par une sous-consommation pour la part des ménages qui voient leur situation se dégrader. Cette progression des inégalités constitue également un frein à la croissance de la demande, aussi bien dans les pays centraux que dans les pays périphériques.

Réguler les marchés ou réformer la mondialisation ?

Venir à bout de ces déséquilibres n’a pas été à l’ordre du jour dans les dernières rencontres internationales. Ceci aurait impliqué de remettre en cause les nombreuses libertés accordées aux acteurs privés au cours des trente dernières années, en leur imposant non des règles prudentielles mais des règles contraignantes. Laisser la correction de ces déséquilibres hors du champ de l’action concertée des États revient à laisser le soin de leur porter remède aux initiatives des entreprises et autres décideurs privés et aux mécanismes des marchés sur lesquels elles interviennent. N’est-ce pas là la perpétuation d’une illusion ?

Pour le plus grand nombre, les pays périphériques sont les victimes de ces déséquilibres. La fracture entre pays bénéficiaires de la mondialisation dans sa forme actuelle et pays qui la subissent, renvoie toujours à plus tard l’espoir d’un développement économique et social. Si les déséquilibres de balance courante sont profonds pour quelques pays (centraux ou périphériques), ils ne réduisent pas pour les autres la contrainte d’un équilibre des changes à réaliser dans le court terme quelques soient les vicissitudes des marchés, sous peine de dépréciations monétaires aux conséquences sociales souvent désastreuses. L’exacerbation des inégalités de revenu, contenues ou pas par des politi­ques gouvernementales présage autant de déséquilibres sociaux qui pèsent ou pèseront sur l’avenir des pays des périphéries. À ces effets directs s’ajoutent ceux qui ne sont que les conséquences de la crise subie par les pays des centres : moindres recettes d’exportation, réduction des investissements ou de l’aide adressés par ces derniers aux pays des Suds. Ces pays en développement subissent ainsi les effets d’une  crise dont ils ne sont en rien responsables. Pourquoi ont-ils donc été si ignorés par les grandes réunions internationales de l’année 2009 ?

 

Notes:

[1] Sur cette question, nous pouvons citer l’article de Wim Naudé, « Ondes de choc : les crises alimentaire, énergétique, financière et économique et leurs impacts sur les pays en développement », Informations et Commentaires, n° 148, juillet – septembre 2009, mais également, sur le seul sujet de la crise alimentaire, celui de Philippe Testard-vaillant, « Alimentation mondiale : les racines de la crise », Le journal du CNRS, n° 224, septembre 2008, repris par la revue Problèmes économiques dans son numéro 2 958 du 12 novembre 2008.

[2] On pourra se reporter dans ce numéro à l’article de Paul Sindic : « Note sur l’Accord de Copenhague ».

[3] On ne peut manquer d’être frappé par la faiblesse des actions entreprises par les institutions financières internationales et les banques centrales, pourtant « prêteurs en dernière instance », pour faire face à cette crise.

[4] La branche « en avance » se caractérise par une croissance de sa production bien plus rapide que celle des autres branches d’activité. La poursuite de cette expansion rapide va rapidement dépendre de la croissance des autres branches qui sont la source des débouchés de la première. La correction d’une « avance » trop importante s’est souvent opérée par une récession, commencée par l’émergence d’une bulle spéculative (sur les titres financiers des entreprises de la branche « en avance ») et déclenchée par l’éclatement de cette bulle.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s